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Les minéraux et fossiles sont des objets naturels, or la nature est leur plus
grand ennemi…
Tout d'abord, les minéraux et fossiles se trouvent dans la roche. Il faut pour
les découvrir y avoir accès. Cela suppose l'absence de terrains à caractères
organiques, de " terre ", et bien sûr de végétation. C'est le cas
en montagne, dans les déserts, le long des côtes (estran,…).
Un accès au sous sol peut également apparaître lorsqu'il y a exploitation
minière, de carrière, travaux de BTP (route, tunnel, port,…). Ces milieux
sont agressifs et destructeurs !
En effet, les premiers (milieux naturels) sont soumis à une érosion très
intense : eaux de pluies ou sécheresse, ruissellement et écoulement des eaux,
gel en montagne, action des marées et des tempêtes le long des côtes, action
de la biomasse (végétaux). La roche découverte est attaquée violemment et de
multiples façons, la durée de survie des minéraux ou fossiles arrivés à
affleurement (en surface) est brève…
Les autres milieux sont artificiels, c'est l'homme qui donne un accès
temporaire au sous-sol par divers travaux. Cependant, cet accès est bref, une
route une fois construite ne donne plus accès à ce qui est sous elle. Ces
milieux, d'ailleurs, sont créés en détruisant les richesses en minéraux ou
fossiles qu'ils recèlent. Les mines détruisent le minerai qu'elles exploitent,
les carrières broient les matériaux extraits pour en faire du ciment ou du
remblai…
La collecte et la collection préservent donc les minéraux et fossiles.
Quelques photos...
| Vu du Cap Blanz-Nez et du cran d'escalle, formation de
craie crétacé (environ 90/100 millions d'années). |
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| Animation géologique de la délégation Nord de Géopolis
: conférence sur la géologie, la paléontologie et la minéralogie du
Boulonnais In Situ. |
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| Oursin fossile en silex ramassé sur l'estran,
partiellement usé par la mer. |
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| Ammonite du crétacé du cap Blanc-Nez, presque totalement
usée par la mer, chaque marée usant un peu plus le pauvre fossile. |
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| Empreinte de nautile, le fossile en lui même a été
emporté et détruit par la mer, ne reste que le "moulage" de
celui-ci dans l'estran, jusqu'aux prochaines marées... |
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| Pyrite dans la craie cénomanienne : ce minéral est très
sensible à l'oxydation. Celle-ci est favorisée par l'oxygéne dissout
dans l'eau de mer, la présence de sel et de bactéries accélerant les
réactions chimiques d'oxydation. |
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| Roches crétacées roulées par la mer riche en fossiles :
cette roche très tendre à une durer de survie sur l'estrant de bien
peu de temps. |
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| Bloc contenant un fossile de pecten trouvé tel quel, ce
type d'empreinte fossile très superficiel est extrèmement fragile. |
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| Oursin fossile usé dans un galet de craie roulé par la
mer, l'espèce n'est quasiment plus identifiable. |
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| Bloc de craie à ammonite ramassé au cap Blanc-Nez, sauvé
de l'érosion. Il reste un très long et minuteux travail de dégagement
avec du matériel adapté pour préparer le spécimen, puis bien
identifier l'espèce avec une solide documentation. |
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| Ammonite du crétacé du cap Blanc-Nez qui nécessitera un
long et minutieux dégagement. |
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| Ammonites en pyrite du cap Blanc-Nez, nécessitant d'être
protégées de l'oxydation par traitement chimique. En effet, la pyrite
est un minéral assez instable, surtout après avoir séjourné dans
l'eau de mer. Une décomposition rapide et totale du spécimen est
possible sans traitement spécifique. |
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